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Immobilier : les banques doivent-elles prendre en compte une hypothétique nouvelle baisse des prix immobiliers, selon la BCE ?

Selon les recommandations de la Banque Centrale Européenne (BCE), rapportées par les deux principaux journaux que sont Les Echos et l’Opinion, il semble que « les banques de la zone euro doivent tenir compte du risque d’une nouvelle baisse des prix de l’immobilier lorsqu’elles font des provisions et des plans concernant leur capital », a déclaré mardi [07 novembre 2023] le président du Conseil de Surveillance Prudentielle de la Banque Centrale Européenne.

D’après l’article réalisé par l’Opinion, il s’avère que l’importante augmentation des taux d’intérêt de la Banque Centrale Européenne (BCE) – notamment à 4% ces derniers mois – a engendré une véritable mise sous pression du marché immobilier européen.

Du fait de ce contexte particulièrement pressant, Andrea Enria (président du Conseil de Surveillance Prudentielle) de la Banque Centrale Européenne (BCE) déclara en début de semaine que les banques de l’Euro-zone devaient envisager des hypothétiques difficultés nouvelles dans la mesure où les prix du secteur immobilier ont chuté dans nombre de pays, a fortiori en Allemagne.

A ce titre, Andrea Enria précisa au Parlement européen que « l’environnement actuel de taux d’intérêt élevés pourrait accentuer la pression à la baisse sur les prix des bureaux et des logements, ce qui rendrait plus difficile le service de la dette pour les propriétaires de biens commerciaux et les ménages ». En sus, il ajouta que « les banques devraient tenir compte de ces risques dans leurs pratiques de provisionnement et de planification des capitaux ».

En tant qu’actuel superviseur bancaire principal de la zone euro, la BCE tente de fixer les exigences en matière de fonds propres nécessaires pour les banques. Nonobstant cela, il est nécessaire de garder en mémoire qu’au cours des vingt dernières années, des milliards d’euros ont été investis dans le secteur immobilier européen et ce, au travers de faibles taux d’intérêt et d’injections massives de liquidités.

Cependant, la forte remontée des taux directeurs de la BCE mis un véritable coup d’arrêt à l’envolée connue des prix de l’immobilier, tarit le financement bancaire et freina grandement lesdites transactions immobilières ; à un point tel que la présente situation interroge de plus en plus quant à la solvabilité des promoteurs.