Une réalisation cinématographique, consacrée à l’industrie pétrolière au Texas, intègre dans son intrigue un échange mettant en perspectives les énergies alternatives en général. Un focus contextualisant est, également, réalisé sur l’éolien. Au travers d’un dialogue entre personnages, il est abordé deux questions essentielles du point de vue du secteur lié à l’exploitation d’hydrocarbures : la finitude des ressources d’hydrocarbures ainsi que le problème persistant de l’épuisement des ressources fossiles avant la bascule mondiale à une énergie alternative viable et pérenne.
Dans une scène réalisée avec de manifestes nuances et prises de recul, rarement trouvables dans les débats modernes, il est affirmé que les éoliennes (et d’autres énergies alternatives) ne pourraient pas être considérées comme « propre(s) » ou « verte(s) ». Tant par les matériaux nécessaires à leur fabrication (ex : acier, béton, composants industriels), que par les moyens de transport et d’installation ou encore le pétrole nécessaire à leur lubrification et leur dégivrage, il est ainsi mis en lumière l’existence d’un coût environnemental si élevé que leur « empreinte carbone » semblerait strictement impossible à compenser durant la totalité de leur durée de service d’environ vingt ans.
Aussi, le point de vue évoqué dans ce passage audio-visuel consiste en le fait que l’éolien représente une énergie alternative, dérivée du pétrole, sans pour autant pouvoir prétendre – de près ou de loin – remplacer les hydrocarbures essentiels à leur fabrication et leur utilisation, au même titre que les panneaux solaires ou même les batteries au lithium.
Cette prise de position s’inscrit dans le contexte socio-économique des régions productrices d’hydrocarbures. Le dialogue reflète sans détour de réelles préoccupations d’acteurs dont l’activité dépend directement de l’exploitation pétrolière et qui s’interrogent sur les conséquences à grande échelle inhérentes à la diminution des ressources pétrolières, en parallèle d’une demande mondiale difficile à soutenir au regard de gisements limités et de quantités finies en termes de volumes d’exploitation.
