Comme l’indique l’adage populaire, « seul on va vite, ensemble on va loin ». Voilà pourquoi les nations occidentales s’enlisent peu à peu, en ce qu’elles disposent de moyens considérables mais peinent à définir une direction commune. Elles savent – et surtout la France – produire, consommer et communiquer, mais semblent éprouver davantage de difficultés à distinguer l’essentiel du superflu, le progrès de l’accumulation et la liberté de l’absence de limites.
La France, loin d’être en situation d’agonie sous-entendue par ses multiples détracteurs, n’échappe pas à cette contradiction. Des individus prétendent dénoncer un système tout en détruisant les biens et les infrastructures des concitoyens de la Nation. Il est nécessaire d’appeler les choses par leur nom, tout comme de dire que détruire n’est pas revendiquer, piller n’est pas réformer et saccager n’est manifestement pas construire. Si une situation générant une colère – ou une difficulté à gérer – peut irréfragablement avoir des causes réelles, elle ne transforme toutefois pas la destruction en solution. Une injustice peut exister mais elle ne confère aucun droit général de nuire.
Le problème dépasse les excès d’une minorité. Une grande partie de la population condamne la cupidité des puissants tout en célébrant l’ostentation, dénonce les privilèges tout en aspirant à en acquérir et réclame de la responsabilité au sommet tout en s’accordant parfois une indulgence personnelle. La faute serait toujours celle du gouvernement, des institutions ou des grandes fortunes, rarement celle des comportements individuels. N’était-ce pas feu le docte importun humoriste, à savoir Coluche, qui s’exprimait comme suit cinquante ans auparavant : « si on écoutait ce qui se dit, les riches seraient les méchants et les pauvres, les gentils. Alors pourquoi tout le monde veut devenir méchant ? ».
Ceci atteste que le citoyen qui ne reconnaît de responsabilité que chez ses dirigeants ne réclame aucunement la justice. Non, il réclame une dispense personnelle. « Vois la poutre dans ton œil, et non la paille dans celui de ton voisin », dit la maxime populaire. En cela, cette dernière atteste d’une vérité élémentaire selon laquelle la critique perd sa crédibilité lorsqu’elle sert à dissimuler ses propres contradictions. Celui qui réclame la justice se doit d’accepter les règles communes. Celui qui prétend défendre la Nation se doit de mesurer les conséquences de ses actes.
Des générations ont risqué leur vie pour défendre des territoires, des institutions et des libertés. Cet héritage n’est pas irréprochable, tout autant que la perfection est un idéal utopique. L’histoire comporte des actes de courage, mais aussi des injustices et des fautes. Il reste que les droits, les infrastructures et les protections collectives sont le fruit de décennies de travail, de conflits et de sacrifices. Les traiter comme un acquis éternel, sans se soucier de leur préservation, relève d’une profonde irresponsabilité.
Dès lors, il convient de dire que les générations actuelles sont les héritières de sacrifices qu’elles n’ont pas consentis et les bénéficiaires de libertés dont elles oublient parfois le prix. Parallèlement à cela, l’économie contemporaine entretient la stimulation permanente du désir. La réussite se mesure à la possession, la reconnaissance sociale à l’apparence et le bonheur à la capacité de consommer. Le marché ne vend plus des objets répondant à un besoin limpide, mais il vend essentiellement des statuts, des promesses et des identités.
Bien que des acquisitions puissent procurer un plaisir légitime, répondre à une passion ou constituer un investissement, elles peuvent aussi servir à afficher une fortune et à se distinguer socialement. Si la question n’est évidemment pas d’empêcher de telles dépenses, il appartient cependant de comprendre ce qu’elles apportent réellement et ce qu’elles coûtent individuellement et collectivement.
Le logement révèle, à ce titre, une énormissime contradiction. Comment accepter que l’accès à un besoin aussi élémentaire qu’un toit impose parfois vingt-cinq années d’endettement, tandis que le patrimoine immobilier devient un instrument de rendement ? Une société peut difficilement se prétendre pleinement prospère lorsque la sécurisation des besoins fondamentaux absorbe une part aussi considérable des ressources des ménages.
Pendant ce temps, les détenteurs de capitaux bénéficient souvent de possibilités d’investissement et de transmission supérieures à celles des ménages modestes. Bien que les inégalités patrimoniales découlent de mécanismes multiples, une réalité demeure saisissante. Ceux qui possèdent déjà des actifs disposent généralement de leviers supplémentaires pour accroître leur patrimoine.
Dénoncer cette mécanique ne suffit pas. La critique des élites financières doit porter sur les règles, la fiscalité, la concentration des actifs et les conditions d’accès au logement. Mais elle doit aussi interroger les comportements de consommation qui alimentent la course au prestige. Dénoncer une économie fondée sur l’ostentation tout en faisant de la possession ostentatoire un objectif personnel constitue une évidente contradiction.
La responsabilité doit, bien entendu, s’exercer à tous les niveaux. Les dirigeants sont appelés à rendre compte de leurs décisions, dans le cadre de leurs fonctions ainsi que leurs prérogatives. Les entreprises doivent respecter leurs obligations. Les détenteurs de capitaux doivent être soumis à des règles équitables. Les citoyens doivent respecter les droits d’autrui et assumer les conséquences de leurs actes. Aucune de ces exigences n’annule les autres.
Une Nation ne se résume pas à une population installée sur un territoire. Elle suppose des obligations réciproques et une capacité à investir dans un avenir commun. La liberté n’est pas la permission de tout faire. L’égalité ne doit pas être un principe réservé aux discours. La fraternité ne peut se limiter aux circonstances où les intérêts convergent.
Une Nation ne se défait pas nécessairement lorsque ses dirigeants la trahissent. Elle s’affaiblit principalement lorsque ses citoyens cessent de faire correspondre leurs actes aux principes qu’ils exigent des autres et aux attentes qu’ils ont pour le pays.
Cette perte de repères pose une question centrale : comment retrouver une hiérarchie des priorités dans un monde où l’accumulation matérielle est devenue, pour beaucoup, une pure finalité ? Une réponse consiste à revenir aux besoins fondamentaux, à la valeur d’usage des biens et à la capacité de préserver ce qui possède une utilité durable.
C’est précisément dans cette perspective que l’Or et l’Argent méritent une attention toute particulière. Leur importance repose sur des siècles d’usages monétaires et sur des propriétés physiques qui leur confèrent une place durable dans l’industrie, l’électronique, le médical et certaines technologies à visée énergétique. Leur valeur ne dépend donc pas exclusivement de la confiance accordée aux monnaies ou aux institutions financières, sans omettre que leurs cours demeurent soumis aux fluctuations des marchés. Nonobstant ce dernier point, ces métaux précieux renferment en leur existence physique une qualité exceptionnelle : l’absence de risque de contrepartie.
Pour un particulier, détenir une part – plus ou moins conséquente selon le profil – de son patrimoine en métaux précieux est susceptible de contribuer à des intérêts à visée patrimoniale. L’Or est souvent considéré comme une réserve de valeur, tandis que l’Argent présente une dimension industrielle plus marquée. Aucun des deux ne garantit un rendement, ni de fausses promesses. Or, une démarche réfléchie ne saurait se concevoir sans tenir compte de l’horizon d’investissement et du coût d’opportunité.
C’est ainsi qu’intervient SCYLLA INVESTMENT®, en accompagnant les personnes dans cette démarche, en les aidant à comprendre la place que l’Or et l’Argent peuvent occuper dans une stratégie patrimoniale adaptée à leurs objectifs et à leurs moyens, avec la compréhension et la maîtrise des risques requises.
Au fond, la question dépasse les métaux précieux en eux-mêmes. Elle concerne principalement la capacité à distinguer l’essentiel de l’accessoire, la valeur de l’apparence et la préparation de la précipitation. Une société qui consomme sans discernement fragilise son avenir, similairement à un individu qui construit son patrimoine sans comprendre ses choix s’expose inutilement aux aléas.
Une civilisation peut survivre à la pauvreté de ses moyens, mais beaucoup difficilement à la perte de ses priorités. Préserver ses libertés, assumer ses responsabilités et protéger son avenir matériel relèvent d’une même exigence : cesser de confondre le paraître avec l’être et l’accessoire comme l’essentiel.




